Pour le bonheur de ses petits-enfants, Maurice Poncet a construit une imposante tour de château fort dans son jardin. Un projet ambitieux né de son imagination et réalisé avec des matériaux récupérés.
« Mes petits-enfants sont rentrés enchantés d’un parc d’attractions. Avec mon grand terrain, j’ai décidé de créer une aire de jeux sur mesure », raconte Maurice Poncet. Parti sans plan précis, il vise initialement un simple filet d’escalade. Le projet évolue rapidement en une tour médiévale complète : accès, créneaux, mâchicoulis, armoiries et même une prison ! Le choix des matériaux s’impose : « J’avais un stock de barres de ferraille issues d’anciens présentoirs de moquette ». L’ossature métallique est donc conçue avec ces éléments. Un ami suggère un toit, non prévu initialement. L’habillage utilise du mélèze, et les murs de la prison du chêne.
Le chantier commence à l’atelier : tri, découpage et soudage des pièces du socle. L’ossature exige des soudures solides, que Maurice Poncet, débutant au départ, maîtrise rapidement : « Un ami chaudronnier à la retraite m’a initié. J’ai appris à utiliser des électrodes de 3,5 mm pour gagner en efficacité ». Sans plan ni cotes, les longueurs des ferrailles dictent les dimensions. La structure repose sur un socle scellé (fouille et plots béton), avec une forme hexagonale pour plus d’esthétique, compliquant les proportions.
Maurice Poncet endosse ensuite le rôle de menuisier-charpentier : charpente, planchers, parois. Tout est précis au millimètre. Les planches de la prison, sciées à 30°, imitent des briques, peintes en vert avec joints rouges. Déjà en vue : un château fort plus grand (15 m de haut, 14 m de profondeur) !
Surprise initiale : les montants trop courts. Solution astucieuse : souder un carré central pour agrandir le socle hexagonal.
Toute la famille transporte le socle. Quatre montants de 80 cm sont soudés pour le piétement.
Scellés dans du béton, les pieds sont peints antirouille, comme toute la structure.
Montants en tube acier (4 mm d’épaisseur, Ø 80 mm) soudés, puis structures porteuses du plancher et du toit.
Positionner et maintenir avant soudage : étais et palettes utilisés, avec vigilance pour la sécurité.
« J’ai tâtonné avec du contreplaqué avant de démonter ».
La toiture prend forme, renforcée par des chevrons.
Six panneaux d’aggloméré renforcés pour la solidité.
Bardeau bitumé pour étanchéité. Fenestron avec pieds de lit récupérés.
Engin de levage pour la ceinture de pannes sablières boulonnée.
En tube acier, renforcé par trois jambages par montant.
Barre, échelle et toboggan restauré antirouille.
Mme Poncet noue les cordages en deux jours, sur conseil d’un marin.
Minutieusement sciés pour le garde-corps.
Planches de mélèze rabotées, décorées et fixées solidement.
Briques en chêne chanfreinées, plancher sur solivage boulonné.
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