"Toute forme de dépendance est mauvaise, peu importe que le narcotique soit l'alcool, la morphine ou l'idéalisme." – Carl Jung
Avec près de 3 milliards d'utilisateurs actifs mensuels dans le monde (chiffres 2024), Facebook incite à des activités addictives comme les mises à jour de statut, publications de photos, commentaires et likes. Beaucoup ignorent leur addiction au réseau social.
Aujourd'hui omniprésent, Facebook génère une dépendance comparable, selon des experts, à celle de la cocaïne sur le cerveau.
En réunion, au cinéma ou à table en famille, l'envie de vérifier votre fil d'actualité est irrésistible. Vous consultez discrètement votre poche pour la dixième fois : une nouvelle publication ? Un commentaire sur votre photo ? Des likes sur votre statut ?
Selon le Pr Ofir Turel de la California State University, ce comportement compulsif est visible en IRM. Il affecte la matière grise comme la cocaïne, sans altérer l'inhibition comme chez les toxicomanes.
"Le système impulsif est l'accélérateur, le système inhibiteur le frein", explique Turel. "Dans les addictions, l'accélérateur domine et le frein faiblit."
Une étude récente dans Psychological Reports : Disability and Trauma montre que les addicts réagissent plus vite aux stimuli Facebook qu'aux panneaux routiers.
"C'est alarmant : ils répondent à un message avant de réagir au trafic en conduisant", alerte Turel, co-auteur.
Bonne nouvelle : vaincre cette addiction est plus simple que pour la drogue, selon les recherches.
Les réseaux comme Facebook "accrochent" via un déclencheur (solitude, ennui), une action (connexion), une récompense variable (fil d'actualité imprévisible) et un investissement (likes, publications), explique Nir Eyal, auteur de Hooked : Comment créer des habitudes.
Si vous êtes accro et souhaitez reprendre le contrôle, suivez ces étapes prouvées.
Infographie utile de WhoIsHostingThis.com :

Source : WhoIsHostingThis.com
Voir aussi : 5 choses à savoir sur Facebook.
Crédit image principale : Voix de Russie.
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