Besoin de réaliser de nouveaux branchements, de remplacer sa robinetterie, de réparer une fuite sur un circuit d’eau ? En plomberie, effectuer soi-même ses travaux est la garantie de réelles économies.
Avec de la méthode et du bon sens, la plomberie est souvent très simple. Les raccords mécaniques permettent de faire face à toutes les situations, ou presque, quelle que soit la nature des tuyaux : cuivre et/ou matériau synthétique. Mais, pour les amateurs, rien n’empêche d’utiliser la lampe à souder ou le chalumeau, chaque fois que l’occasion se présente. On dispose également d’un ensemble de solutions prêtes à l’emploi pour réparer rapidement des fuites d’eau.
Avant toute intervention, il faut fermer l’arrivée d’eau et ouvrir les robinets branchés sur le circuit, afin de vidanger celui-ci. Ensuite, les colliers de maintien situés de part et d’autre du futur point de branchement sont à dévisser. Cela permet d’écarter le tuyau du mur pour la suite des opérations, quelle que soit la nature du repiquage. En cas de doute sur le diamètre du tuyau en place, servez-vous d’un pied à coulisse ou mesurez la circonférence avec un mètre souple et divisez-la par 3,1416 (Pi).
Une dérivation nécessite de sectionner la conduite en place à l’endroit du té de raccordement (à souder, américain, bicône…).
La préparation des tubes PER ou multicouches obéit à la même logique que le montage sur une canalisation en cuivre. Toutefois, l’outil de coupe a tendance à écraser les tubes, que le matériau soit souple ou rigide. Pour contrer cet effet indésirable, les extrémités sont alésées et, si besoin, élargies (raccords à glissement…) à l’aide d’une pince à évaser ou d’un calibreur-chanfreineur.
Nulle obligation d’employer le même matériau lorsque l’on désire créer un nouveau branchement à partir d’une tuyauterie en cuivre. Par souci esthétique, il faut seulement s’assurer que le montage ne se verra pas : par exemple, en le dissimulant derrière un meuble ou dans un bâti technique (branchement d’un lave-mains, d’une vasque, d’un W.-C…).
Les robinets autoperceurs permettent d’alimenter, très rapidement, n’importe quel appareil électroménager ou sanitaire. Ils se composent d’un croisillon solidaire d’un raccord fileté et d’une bride de fixation en deux parties. Celle-ci se monte sur l’alimentation existante à la manière d’un collier de serrage. En y assemblant le corps du robinet, on actionne une vis pointeau qui perce progressivement le tuyau. Le trou formé est assez large pour laisser passer l’eau.
On peut préférer travailler le repiquage ou le prolongement de son circuit d’eau avec du cuivre et à la brasure.
Outre le collet battu, le prolongement d’un circuit peut être effectué par emboîture, à l’aide d’une pince spécifique équipée d’une douille au diamètre du tuyau. Le tube présente alors une partie femelle.
Le réseau d’eau sanitaire dans l’existant, généralement en cuivre, ne dispose pas de nourrices. Ces dernières permettent de couper individuellement chaque circuit en cas de fuite (eau chaude ou froide de la douche, de la baignoire, de l’évier, etc.). En l’absence de collecteurs et si le réseau en cuivre ne dispose pas de vannes d’arrêt, on peut installer des vannes en amont de chaque pièce (cuisine, salle de bains, buanderie…). Ainsi, on peut couper une arrivée sans priver d’eau le reste des installations.
Bien que les raccords pression à visser comportent des joints d’étanchéité, celle-ci demande à être renforcée au montage. On peut procéder de plusieurs façons. La plus propre consiste à enrouler le filetage mâle, dans le sens des aiguilles d’une montre, avec du ruban de Teflon.
Les plombiers de métier préfèrent encore souvent étanchéifier les raccordements d’eau potable à la filasse.
L’assemblage de plusieurs tubes d’évacuation à une colonne de chute s’effectue normalement par le biais d’une culotte de branchement. Sur une chute existante, la procédure demande un certain savoir-faire pour réaliser des découpes précises et des emboîtements étanches. Si l’on n’a qu’un écoulement supplémentaire à créer, il suffit de poser une selle de raccordement. Plus question de scier, il suffit de percer la colonne à la scie cloche au diamètre de la nouvelle évacuation. La selle est configurée pour s’emboîter sur la chute et s’y fixer par collage.
Après perçage, le bord du trou est ébavuré à la lime douce. Les surfaces de contact sont dépolies à la toile émeri et dégraissées (alcool à brûler, substitut de trichloréthylène…). Les pièces sont ensuite encollées, assemblées et maintenues en pression quelques secondes.
Clarinettes à souder ou à sertir
Elles permettent de réaliser des chapeaux de gendarme sur une installation en cuivre, sans les contraintes du cintrage. Ces raccords se vendent entre 4 et 12 €, selon le modèle, dans les diamètres courants. Dans le cas d’une extension en PER ou multicouche, il est plus simple (et plus esthétique) de cintrer les tubes.
Colliers de fixation
Raccords instantanés
Kit de douche pour W.-C.
Selles de branchement
Les selles de branchement en PVC sont proposées en plusieurs dimensions. Le fabricant indique toujours le diamètre d’emboîtement correspondant à la chute (80 à 125 mm dans le résidentiel) et celui de la manchette où se raccorde le tube d’évacuation.
3 € pour un modèle Ø 100/40 mm.
Collier pour colmater
Les fuites d’eau ont différentes causes, pas toujours aisées à réparer dans l’urgence. Ce collier en fonte est précisément conçu pour colmater rapidement un tuyau de cuivre percé. Il comprend un manchon de caoutchouc qui se comprime sur le point de fuite au serrage de ses deux demi-coques sur le tuyau.
29 €.