Un chien de soutien émotionnel, souvent désigné par l'acronyme anglais Emotional Support Animal (ESA) ou animal de soutien émotionnel (ASE) en français, apporte du réconfort à une personne souffrant d'un handicap psychiatrique comme l'anxiété, le trouble de stress post-traumatique (TSPT) ou la dépression. La majorité des ASE sont des chiens, mais d'autres espèces peuvent aussi convenir.
Les ASE sont fréquemment confondus avec les chiens d'assistance, mais leurs rôles, formations et droits d'accès diffèrent sensiblement.
Les chiens d'assistance sont spécifiquement entraînés pour accomplir des tâches précises et bénéficient de protections légales renforcées.
Un ASE n'a pas le même statut juridique qu'un chien d'assistance.
Les ASE et chiens d'assistance psychiatrique aident les troubles mentaux, mais les seconds sont formés pour des tâches spécifiques (ex. : alerter une crise de panique ou stabiliser physiquement), contrairement aux ASE qui agissent par simple présence.
Les ASE offrent un soutien émotionnel prouvé pour atténuer les effets des troubles mentaux, avec des bénéfices tels que :
Bien que bénéfiques, les études restent mitigées. Une revue de 2016 dans Professional Psychology: Research and Practice juge les preuves non concluantes. Une étude de 2017 dans le Journal of Clinical Psychology note des avantages potentiels, sans certitude sur leur ampleur.
Aucune réglementation stricte n'existe, mais une prescription d'un professionnel de santé (psychiatre ou médecin) est requise, justifiant le besoin sans formation canine obligatoire.
Méfiez-vous des sites vendant des "certificats" ASE après un questionnaire payant. Seule une lettre médicale valide compte ; ces services posent des questions éthiques et favorisent les abus.
L'American Psychological Association (2016) conseille la prudence : prescrire un ASE peut compliquer la thérapie, sans évaluation de l'animal ni directives claires.
Les incidents (morsures en avion, espèces exotiques) ont conduit des compagnies comme Delta ou United à durcir leurs règles en 2018.
Consultez un professionnel qualifié de santé mentale. Associez un comportementaliste pour choisir et dresser l'animal aux bases d'obéissance, assurant sécurité et bien-être public.