Vous souvenez-vous de la cour de récréation à l'école ? Les disputes sur les baskets les plus tendance, les remarques des professeurs sur la coiffure ou les vêtements, et les commérages incessants. Ces derniers ont migré vers le numérique en novembre 2014 avec le lancement de l'application After School sur iOS et Android (désormais indisponible).
Avec son slogan "des nouvelles amusantes et anonymes de l'école pour confessions et compliments", cette app sonne déjà l'alarme pour les parents. Examinons pourquoi il vaut mieux l'interdire à vos enfants.
Centrée sur des babillards anonymes par école, elle permet de poster vidéos, images ou textes visibles par tous les élèves de l'établissement. L'anonymat est total sauf si des détails personnels sont révélés. L'inscription se fait via Facebook pour vérifier l'école via le profil et les amis.
Le principal danger est le cyberharcèlement, amplifié par les réseaux sociaux. After School a été critiquée dès son lancement pour ses failles en modération, entraînant son retrait des stores Apple et Google suite à de nombreuses plaintes.
Relancée en avril 2015 avec modérateurs et vérifications d'âge renforcées, elle reste vulnérable.
Les professeurs jouent un rôle protecteur en surveillant le bien-être des élèves. Cette app permet d'exprimer frustrations et problèmes en cachette. Exemple : un message menaçant d'apporter une arme à l'école au Michigan a déclenché une enquête FBI, sans identifier l'auteur (source : Recode).

Même avec des contrôles via Facebook, les mineurs mentent facilement sur leur profil. Pire, des adultes peuvent créer de faux comptes pour infiltrer les babillards et harceler anonymement.
Dans un monde de surveillance accrue, protéger la vie privée des enfants est crucial. L'app accède à amis, éducation et localisation via Facebook. Que faire en cas de piratage ? Les données des mineurs sont exposées.
Même vérifié via Facebook, un utilisateur peut se faire passer pour un autre. Adresses de fêtes partagées faussement, numéros de téléphone diffusés : Mya Bianchi, 15 ans, a dû changer de numéro après un harcèlement incluant demandes de photos (Washington Post).
Voudriez-vous exposer votre enfant à cela ?
Malgré les efforts des développeurs, la presse regorge d'articles négatifs et de témoignages de parents. Partagez votre expérience en commentaires. Pour plus de sécurité en ligne, découvrez nos meilleurs outils de contrôle parental.
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