Les chocs, le gel et le passage du temps fragilisent la pierre naturelle. Selon l'ampleur des dégâts, deux techniques professionnelles de restauration s'offrent à vous pour redonner vie à votre escalier.
La pierre calcaire, matériau tendre et facile à travailler, se découpe aisément avec une scie égoïne à pastilles carbure de tungstène, se rectifie à la râpe ou se perce sans difficulté. Exposée aux intempéries, à la pollution et aux chocs, elle développe avec le temps des fissures et un effritement qui peuvent causer des dommages graves.
Ce chantier concerne un escalier du XIXe siècle dont un nez de marche est particulièrement dégradé : partie manquante et traces disgracieuses d'une ancienne réparation au ciment gris. Pour une remise à neuf durable, purgez préalablement les zones friables jusqu'au support sain.
La méthode choisie : retirer entièrement la zone dégradée et la remplacer par une pièce rapportée en pierre taillée sur mesure, scellée solidement.
Le mortier de scellement se prépare avec 2 parts de sable finement tamisé pour 1 part de ciment blanc légèrement teinté, en harmonie avec la teinte originelle. Exigeant un outillage adapté et de la patience, cette approche reproduit fidèlement le nez de marche.
Alternative : purger la zone, appliquer une résine d'accrochage au pinceau sur la pierre, puis reconstituer avec un mortier spécifique.
Utilisez un mortier de restauration dédié (Weber, Parexlanko, etc.) pour reformer la partie manquante.
Au-delà de 2 cm d'épaisseur, renforcez le support avec des goujons en laiton reliés par un fil du même métal. Cette armature assure la longévité de la réparation.
Ces mortiers existent en diverses teintes adaptées aux pierres régionales.