Le corps humain maintient sa température centrale autour de 37 °C grâce à un équilibre d'échanges internes (métabolisme) et externes. Ces échanges dépendent de trois paramètres clés : l'activité physique, le vêtement et l'ambiance environnante. Le confort thermique désigne les techniques qui régulent l'ambiance intérieure d'un local face aux variations climatiques extérieures.
Les échanges thermiques entre le corps et l'environnement
Tous les modes de transfert de chaleur interviennent dans les échanges calorifiques entre le corps humain et son milieu. Négliger l'un d'eux compromet le confort. Les vêtements modulent significativement ces échanges.
La convection
La convection résulte du brassage d'air dû aux différences de température. L'air chaud monte, créant un mouvement naturel autour d'une source de chaleur, comme un convecteur à effet Joule. Ressentie sur la peau, elle active les échanges par circulation d'air naturel (environ 0,3 m/s), amplifiée par la diffusion d'air.
Le rayonnement
Réciproque entre le corps et les parois, le rayonnement explique la sensation de froid près d'une fenêtre en hiver ou de chaleur près d'une paroi ensoleillée en été. L'
orientation du logement impacte le confort via les apports solaires et les pertes par vent. L'architecture, notamment les baies vitrées, joue un rôle clé. Certains chauffages l'exploitent pleinement (panneaux rayonnants) ou partiellement (radiateurs mixtes).
L'évaporation cutanée
Négligeable par temps froid, l'évaporation gagne en importance avec la sudation en ambiance chaude. Les mouvements d'air (ventilateurs) accélèrent ce processus, procurant une sensation de fraîcheur.
Les critères globaux du confort
La "machine thermique" du corps réagit via le métabolisme et la circulation sanguine. Le confort s'atteint quand ces mécanismes s'équilibrent avec l'environnement, bien que cet équilibre soit fragile.
L'activité modifie le métabolisme : 80 W au repos pour un adulte moyen, jusqu'à 250 W en effort intense, 90-150 W en activités modérées. D'où des températures de confort adaptées (cuisine vs repos).
Le vêtement offre une résistance thermique variable selon sa composition et sa coupe, freinant rayonnement, convection ou favorisant l'évaporation par effet de soufflet.
L'ambiance est déterminante. Maîtriser ses paramètres optimise le confort à faible coût énergétique :
- Pertes par convection : liées à la température et aux mouvements d'air (naturels ou ventilés) ;
- Température rayonnante moyenne des parois, influencée par leurs matériaux et proximité ;
- Dégé hygrométrique : mineur en hiver, crucial en été où une humidité élevée freine l'évaporation, causant une "chaleur lourde".
L'indice PMV (Predicted Mean Vote)

Normalisé (ISO 7730), le PMV quantifie le confort, utile pour comparer situations ou ambiances. Exemples : 24,5 °C en été (vêture légère), 22 °C en hiver (vêture chaude). Zone de confort globale : 22,5-26,5 °C, selon activité et saison.
Les apports de chaleur internes

Aucun local n'est thermiquement stable. Sans régulation, le bilan dépend des échanges extérieurs (réduits par isolation) et apports internes (occupants, équipements). Il varie avec le climat, l'occupation et les appareils (ordinateurs, TV...).
Appareils électriques : leur consommation se convertit en chaleur, bénéfique en hiver mais pénalisante en été pour la climatisation.
Hygrométrie : la condensation libère de la chaleur latente ; réguler l'humidité est essentiel.
Ventilation : apporte air extérieur (frais ou chaud) et favorise l'évaporation par brassage.
- Apport d'air extérieur, souvent contraire aux besoins ;
- Refroidissement par évaporation (courant d'air, ventilateur).
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