Suite à des travaux de micropieux (32 au total, dont 25 dans mon sous-sol) réalisés par une grande entreprise il y a un an en raison de la sécheresse, j'ai rencontré des problèmes d'infiltrations d'eau. Trois mois après les travaux, lors des fortes pluies printanières, l'eau a remonté par les têtes de micropieux, inondant mon sous-sol. L'entreprise reconnaît le lien avec ses interventions, mais refuse toute responsabilité, invoquant un manque de drainage et estimant que les réparations (drainage périphérique ou cuvelage du sous-sol de 120 m²) sont à ma charge. Précision : mon sous-sol est équipé d'un puisard avec pompe de relevage, qui gérait auparavant les eaux pluviales en les évacuant vers l'extérieur. L'entreprise n'a pas identifié ces risques préexistants. Les devis obtenus s'élèvent à un coût exorbitant. Ai-je des recours, sachant que l'entreprise bénéficie d'une garantie décennale ?
À partir du moment où l’entreprise refuse tout arrangement amiable, une action en justice est la seule option viable, car le dossier est complexe.
D’un côté, vous pouvez arguer que l’intervention de l’entreprise est la cause directe des désordres observés. De l’autre, elle pourrait invoquer l’existence préalable de problèmes d’humidité, attestée par la présence du puisard.
Cependant, toute entreprise acceptant des travaux sur un ouvrage existant doit en connaître les caractéristiques et intégrer les risques associés. Si vous avez souscrit une assurance dommages-ouvrage avant les travaux, contactez-la immédiatement. Sinon, envoyez une lettre recommandée avec accusé de réception (LR/AR) à l’entreprise pour la mettre en demeure de proposer une solution amiable. À défaut, saisissez le Tribunal judiciaire via un avocat spécialisé en droit de la construction.
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