Élément essentiel de protection contre les intempéries, la toiture d'une maison nécessite un entretien rigoureux. Inspectez régulièrement la couverture (tuiles, ardoises, zinguerie), en particulier les solins maçonnés au pied des souches de cheminées, pour prévenir les infiltrations.
Les tuiles mécaniques provoquent souvent des mouvements responsables des décollements de solin. Déposez un lit de mortier directement sur le chevet de la cheminée pour sceller les tuiles périphériques et les stabiliser.
● Appliquez une résine d'accrochage (Sika, Weber & Broutin) sur la base de la souche et les premières tuiles pour une adhérence optimale.
La souche de cheminée est une zone critique pour les infiltrations d'eau de pluie, surtout si le solin ne joue plus son rôle d'étanchéité entre le conduit et la couverture. De section triangulaire, ces joints sont délicats et vulnérables : ils doivent adhérer parfaitement au support pour rejeter l'eau de pluie des deux côtés.
● Côté faîtage, où l'angle fermé retient neige et glace, une bande de zinc arrondie assure l'étanchéité et l'écoulement.
● Côté souche, la bavette zinc s'applique verticalement sous un petit solin maçonné. Côté toit, elle remonte à contre-pente sous les tuiles sur au moins 1,5 fois la longueur du pureau (écartement des liteaux).
Fissures, décollements, traces d'infiltrations en sous-toiture ou le long du conduit : un contrôle visuel repère ces signaux d'alarme pour une intervention rapide.
● Pour les fissures, utilisez un mastic polyuréthane étanche (Rubson, Sikaflex, GEB) appliqué au pistolet, même sous la pluie. Élargissez la fissure avec un triangle, dépoussiérez à la brosse métallique, appliquez un cordon régulier et lissez avec une spatule eau savonneuse.
● Pour décollements limités, posez une bande soline (résine, polyester ou bitume aluminium, 100-300 mm) à froid sur surface sèche. Efficace, mais moins esthétique.
Refaire un solin maçonné est accessible, sous réserve de respecter les règles de sécurité en hauteur. Chez les fournisseurs de matériaux ou GSB, optez pour des mortiers spécialisés (ex. "Cortacel" de Weber & Broutin, 13,62 € le sac 25 kg).
● Ou préparez un mortier bâtard : 1 seau sable, ½ chaux aérienne, ¼ ciment + hydrofuge au malaxage.
Remerciements à l’entreprise « Région Centre Habitat » pour son expertise.
Bourrez les vides entre tuiles et maçonnerie de papier journal froissé pour contenir le mortier. Grattez les résidus anciens pour une surface d'accrochage propre.
Avec le temps, les intempéries ou les travaux, les solins s'abîment. Refaites-les pour restaurer l'étanchéité.
Prédosés (ciment, chaux, sable, hydrofuge), utilisables 1h après gâchage à l'eau.
Poussez le mortier sous les tuiles pour les sceller. Commencez le long de la souche pour adhérer à la brique.
Joint biseauté : droit côté tuile, aminci côté cheminée. Humidifiez briques et tuiles pour meilleure accroche.
Nettoyez immédiatement à l'éponge eau claire. Après séchage, solution acide pour laitance.
Évacuez ciment et débris du fond pour éviter obstructions.
Fixez l'échelle à la charpente (retirez tuiles si besoin) ou utilisez un système d'accrochage au faîtage.