Jean Le Bris a rénové et agrandi sa longère en privilégiant une ossature bois et des matériaux isolants naturels, tout en préservant la forme et les volumes originels.
La bâtisse, reconstruite par notre lecteur, a une histoire riche : « Mon arrière-grand-père et mon grand-père y ont vécu. Elle a ensuite servi de restaurant avant d’être abandonnée dans les années 1970 », raconte Jean Le Bris.
Première étape : démolition (sauf pignon), terrassement et VRD confiés à un professionnel. « Il fallait démonter les murs avec précision… »
Gravas évacués, restauration des murs en pierre au pied du pignon mitoyen. Ces extensions en pierre relient l’ancien au nouveau bâti bois.
Semelle filante coulée, préparation de la dalle : ceinture en parpaings, blocs béton cellulaire pour l’isolation, panneaux liège expansé (4 cm).
Charpente et ossature montées à blanc. Parois assemblées au sol, équerrage vérifié. Bardage châtaignier brut avec couvre-joint : rapide, écologique, durable et économique.
Montants 20 x 4 cm pour robustesse.
Levage sous pluie : « En 3 heures, la charpente s’est érigée comme par magie ! » Parois vissées sur lisse basse, première ferme fixée.
Contreventement : panneaux fibres bois (22 mm murs, 32 mm toiture). Membrane étanchéité air aux ouvertures.
Couverture par pro : ardoises sur voligeage peuplier + écran sous-toiture.
Menuiseries posées, pare-pluie, puis bardage : planches 180 x 20 mm sur tasseaux, joints 1 cm + lames étroites.
Frein vapeur agrafé (pneumatique), étanchéité minutieuse. Ouate cellulose insufflée (20 cm murs, 30 cm toiture) : 1 mois prép., 2 jours soufflage pour 162 m².
Gaines électriques/tuyaux, carrelage rez-de-chaussée.
Escalier chêne par ami menuisier.
Habillage plaques plâtre : économique.
Sauna : sol étanché, parois désolidarisées, red cedar + chutes châtaignier.
Pignon/pierre : 2 x 50 mm fibres bois croisées.