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Réaliser son propre compost avec les déchets végétaux du jardin

Vanté à juste titre et très en vogue ces dernières années, le compost maison permet de recycler un gros volume de déchets végétaux. Et les usages ne manquent pas ! Néanmoins, avant de se lancer dans la construction d'un bac à compost, attendre un ou deux ans d’exercice, de façon à l'adapter à ses besoins.

Réaliser son propre compost avec les déchets végétaux du jardin

Quel est le fonctionnement d'un compost ?

Le compost est un terreau obtenu par la décomposition des déchets du jardin. On peut y mettre un peu de tout :

  • Feuilles mortes.
  • Mauvaises herbes.
  • Tontes de gazon.
  • Branches broyées.
C’est un excellent moyen d’utiliser les déchets dont on ne sait que faire, et que certaines déchetteries refusent. Pour obtenir un « bon » compost, la démarche est simple et la patience fortement requise.

Comme tous les déchets organiques, les déchets végétaux sont rapidement décomposés par l’action de bactéries grandes consommatrices d’azote (restitué après usage), vivant en milieu légèrement humide, mais aéré (elles sont dites « aérobies »). Pour réussir le milieu doit donc comporter de l’humidité, de l’air et de l’azote.

Les composantes sont apportées en quantités à peu près équilibrées. Toutes les parties vertes (tontes de gazon, feuilles fraîches) sont riches en azote. Mais elles se tassent vite et asphyxient le milieu, qui dégage alors une odeur déplaisante. Les branches broyées et autres éléments ligneux sont pauvres en azote, mais ont l’avantage d’aérer le milieu. Un bon mélange des deux se décomposera bien.

En été, les herbes durcissent et forment un chaume imperméable à l’eau. Rien ne bouge, faute d’humidité. Le retour des pluies d’automne sera le bon moment pour reformer le tas, en y ajoutant des tontes fraîches.

  • Prévoir plusieurs emplacements.
  • Une fois le premier emplacement rempli, il faut retourner le contenu dans le second, pour l’aérer et l’affiner.
  • Arroser si nécessaire chaque couche de 20 cm d’épaisseur.
  • Pendant que le terreau mûrit (compter trois à six mois), on remplira un autre emplacement.
Réaliser son propre compost avec les déchets végétaux du jardin
  • Dans les terrains riches en arbres, prévoir des compostières mobiles, qui limiteront les allers et retours, et éviteront la surcharge du bac principal en feuilles mortes.
  • Au printemps, l’ensemble aura fondu et tout sera regroupé.
Réaliser son propre compost avec les déchets végétaux du jardin
  • Les feuilles mortes produisent un terreau très pauvre, mais fin et dépourvu de mauvaises herbes.
  • Elles sont dénuées d’azote et se décomposent donc assez lentement.
Réaliser son propre compost avec les déchets végétaux du jardin
  • Excellent « accélérateur » de compostage, les tontes de gazon doivent être mêlées à des branchages.
  • Ne pas utiliser du gazon traité aux désherbants sélectifs, à longue rémanence.
Réaliser son propre compost avec les déchets végétaux du jardin
  • Les mauvaises herbes ne s’ajoutent que si leurs graines ne sont pas encore mûres.
  • Bien que le compost chauffe fortement (70 °C), c’est insuffisant pour détruire certaines semences.
Réaliser son propre compost avec les déchets végétaux du jardin
  • Les bois broyés sont bienvenus, surtout dans les sols compacts.
  • Avant, ils doivent subir une décomposition pendant au moins un mois, sans quoi ils capteront l’azote du sol.
Réaliser son propre compost avec les déchets végétaux du jardin
  • Le tas de compost en cours de maturité recevra volontiers des plantes ornementales (capucines ou des courges diverses).
  • Elles pourront y plonger à l’aise leurs longues racines avides de fraîcheur.
Réaliser son propre compost avec les déchets végétaux du jardin
  • Une couverture (ou moquette) s’avère utile, surtout entre mai et septembre.
  • Elle limitera l’évaporation et permettra la décomposition de la couche supérieure.
Réaliser son propre compost avec les déchets végétaux du jardin
  • Un thermomètre de couche permet de vérifier la température du tas.
  • Elle monte normalement (60 à 70 °C en deux jours). Sinon il manque d’air ou d’eau et doit être brassé ou arrosé

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