Les enduits à la chaux se distinguent des autres revêtements par leur vieillissement harmonieux et leur patine authentique qui confère un cachet unique aux façades. Ils protègent efficacement la structure du bâtiment contre les intempéries tout en améliorant le confort intérieur.
Les enduits à l’ancienne
L’enduit peut être préparé « maison » à base de chaux et/ou de terre argileuse. Il gagne en isolation thermique (jusqu’à 10 cm d’épaisseur) grâce à l’incorporation de fibres naturelles dans le corps d’enduit (paille, chanvre, lin…).
Tous les enduits de façade sont imperméabilisants et décoratifs : des plus modernes (à projeter) aux plus traditionnels (appliqués manuellement dans les règles de l’art). Le choix dépend de l’application et de la composition. Voici un aperçu complet.
Ces mortiers industriels, composés d’agrégats sélectionnés, de chaux, de ciment et d’adjuvants, s’adaptent aux pompes à mortier et aux pots de projection, réduisant temps et coûts de pose. Deux catégories principales :
- Les « prêts à gâcher » : applicables sur supports ou enduits anciens (pierre, brique, briquette…). Malgré un mélange chaux-ciment, ils offrent une excellente accroche en deux couches (8 à 15 mm), une consistance homogène, un large choix de coloris et finitions.
- Les « monocouches » : granulométrie et coloris variés, pigmentation sur mesure. Idéaux pour maçonneries modernes (brique, parpaing) ou anciens enduits hydrauliques. Application en deux passes, épaisseur totale de 8 à 15 mm selon la finition.
À base d’agrégats plus grossiers, ils proposent un éventail de finitions régionales respectueuses du patrimoine, avec une prédominance de chaux pour les traditionnels. Deux types :
- Les « monocouches » : pour constructions neuves (béton, brique, parpaing). Similaires aux projetés, appliqués à la truelle en deux ou trois couches (gobetis, corps optionnel, finition) pour imiter les enduits anciens.
- Les « traditionnels » : pigmentés et prêts à gâcher, adaptés au bâti ancien (pierre, brique, torchis) ou neuf (brique monomur, béton cellulaire). Majoritairement à base de chaux aérienne (CL), en trois couches essentielles (2 à 4 cm total) : gobetis, corps et finition. Pour maçonneries au plâtre, des formules chaux/plâtre spécifiques existent.
L’application manuelle à la truelle, de bas en haut, resserre le mortier, assure son adhérence et optimise l’esthétique. « Terralit G », Weber et Broutin.
Redonner du cachet aux maisons anciennes, s’adapter aux formes irrégulières et assurer la respiration des matériaux (pierres, briques…) : tels sont les atouts de la chaux, pilier de la construction. Tradical, Balthazard et Cottes Bâtiment. (Photo HA Ségalen).
Conditionnés en sacs de 30 kg, formulés selon la finition souhaitée (gratté fin/moyen, rustique écrasé, taloché éponge…). Prix : 12 à 15 €/sac. « Monodécor GTP 30 », Parexlanko.
À base de chaux aérienne (≥50 %), ils restaurent les maçonneries anciennes avec une mise en œuvre simplifiée. « Terralit F », Weber et Broutin.
Large palette de finitions : très prisée, la taloche éponge (feutrée) offre un rendu lisse, velouté et résistant à l’encrassement. Weber et Broutin.
Posés à la pompe en deux passes d’épaisseur variable, ils gagnent du temps et réduisent les coûts. Enduits monocouches (Doc Parexlanko).
Large choix de coloris et finitions pour respecter les exigences régionales ou protégées, y compris sur supports neufs. « Parexi » (sac 30 kg), Parexlanko.
100 % chaux, appliqués en trois couches : dernière teinte dans la masse ou badigeon pigmenté (photo HA Ségalen). Tradical, Balthazard et Cottes Bâtiment.
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