Offrez à vos rosiers, reines des fleurs, un été serein et une floraison généreuse jusqu'aux gelées. Quelques soins attentifs suffisent, sans recourir à une panoplie de produits chimiques.
Les rosiers restent les arbustes à fleurs les plus prisés. Leur floraison somptueuse et souvent parfumée dure plusieurs mois, dans une infinie variété de formes et de couleurs. Cette perfection n'est pas à l'abri d'attaques parasites ou maladies. Il est essentiel de savoir y remédier.
Avant tout, assurez une bonne plantation, une taille correcte et une nutrition adaptée. Sans ces bases, aucun soin ne portera ses fruits.
Pour l'engrais, optez pour un produit pauvre en azote et riche en potasse, comme un engrais "Spécial rosiers". Appliquez-le sur un sol bien arrosé, jamais au pied de la souche.
Restez serein. Ne vous laissez pas impressionner par la liste des maladies et parasites. Comme pour une personne, une plante n'attrape pas toutes les affections simultanément. Climat, environnement et variété influencent la vulnérabilité. Les rosiéristes sélectionnent aujourd'hui des variétés résistantes.
Prévention des maladies en amont, lutte contre parasites à leur apparition. Aux premiers signes, il est souvent trop tard. Traitez préventivement tous les 15 jours, de mi-avril à mi-juin. Privilégiez les fongicides et insecticides systémiques, transportés par la sève, qui protègent l'ensemble de la plante. L'oxyde de cuivre agit par contact mais tache et brûle les jeunes pousses : utilisez-le avec modération.
Avec l'expérience, traitez avec parcimonie pour limiter les produits. Connaissez vos rosiers : quelles variétés sont sensibles ? Pourquoi la rouille frappe-t-elle votre jardin et pas l'oïdium ? Priorisez, par exemple rouille avant oïdium.
Respectez les usages des produits. Ils sont de plus en plus ciblés et moins toxiques, bénéfiques pour votre portefeuille, l'environnement et votre santé. Suivez doses et instructions : plus n'est pas mieux. Évitez les traitements par temps chaud et sec.
Reconnaissable à son feutrage velouté sur feuilles et fleurs, l’oïdium prospère par temps chaud et sec. Des traitements à base de Folpel préviennent le pire.
Encouragez les prédateurs naturels. Dégagez-les au jet d’eau modéré. N’utilisez l’insecticide qu’en cas d’infestation massive, le soir pour préserver les pollinisateurs.
Ces découpes dentelées sont dues à l’abeille tapissière, qui y préleve du duvet pour son nid. Inoffensif pour la plante : pas de traitement nécessaire.
Mal employés, certains désherbants provoquent rabougrissement ou mort du rosier. Lisez scrupuleusement les modes d’emploi.
La cétoine dorée se repose dans les roses pour butiner le pollen. Plus anecdotique que nuisible.
Les attaches d’étiquettes trop serrées étranglent les tiges, bloquent la sève et causent des gonflements. Vérifiez et relâchez-les.
Pluie et humidité momifient les fleurs, favorisant les moisissures. Taillez-les promptly ; le sec remettra tout en ordre.
Ces galles moussues sont dues à une micro-guêpe, spécifique aux églantiers. Inoffensif : pas de traitement.
Les larves de cigarières déforment les feuilles. En forte infestation, traitez tous les 8 jours.
Les gouttes agissent comme des loupes, brûlant le feuillage. Arrosez soir ou matin.
La rouille cause des taches orangées et chute des feuilles. Ramassez et brûlez-les. Traitez au printemps avec un produit large spectre.
Nutrition et traitements ne suffisent pas : ôtez fleurs fanées et deux feuilles inférieures, en laissant 1 cm au-dessus du bourgeon.
Pour palisser, détachez les grimpants et posez-les sur un support stable.