Lorsqu’une maison au style régional affirmé doit faire l’objet d’une extension, y compris sous la forme d’une véranda, autant rester dans le ton. Au menu : pierre pour le soubassement, ossature en bois au rez-de-chaussée et lauzes en toiture.
À l’issue du terrassement, il est nécessaire d’étayer en partie l’angle des fondations de la construction d’origine pour parer au risque d’effondrement.
Les étais sont disposés aux endroits critiques du chantier.
Des repères signalent l’axe de la semelle des fondations.
Monter les blocs simultanément sur deux rangées, décalées dans la longueur.
Une fois la semelle sèche, les parpaings sont montés le long d’un cordeau tendu entre les extrémités de chaque nouveau rang, surmonté d’un fer à béton posé sur la longueur.
Avant de remplir les blocs, d’autres fers verticaux sont placés dans la paroi avant.
La nappe à excroissance de l’étanchéité drainante est déroulée sur toute la hauteur du mur latéral.
Les fondations d’origine sont consolidées avec des pierres récupérées sur place et maçonnées.
Après le remblayage des parois, placer les panneaux de coffrage contre la paroi maçonnée et sur des chevrons étayés dans la longueur de la construction.
Un poteau matérialise l’angle extérieur des fondations.
Gâché à la bétonnière, le mortier est déposé à la truelle pour créer une assise sur laquelle sont posées les pierres selon leur forme et leur épaisseur.
Si nécessaire, les plus grosses pierres sont retaillées au ciseau et à la massette.
Pour les angles, des pierres d’aspect régulier sont alignées par rapport aux cordeaux et leur face supérieure vérifiée pour qu’elle soit au même niveau que celles d’à côté.
Après contrôle de la dalle avec un niveau laser, des chevrons permettent d’aligner les pierres des murs de l’étage.
Par leur épaisseur, les chevrons servent de repère pour disposer les pierres plates supportant les appuis de baies, en pente vers l’extérieur, leurs faces étant parallèles.
Dans le sens de la longueur, les pierres disposées en début et fin de rangée doivent arriver au même niveau sous la règle.
Pour contrôler la pente en direction du jardin (5° environ), il faut placer une petite cale en contreplaqué sous le niveau, près de l’arête extérieure de l’appui. L’ajustement de l’assiette se fait en frappant avec un maillet en caoutchouc.
Les éléments formant les appuis de baies sont arrosés ou trempés.
Le premier élément en place, la hauteur de sa face supérieure est contrôlée avec le niveau laser.
Découpé à 45°, l’élément suivant prend place à l’angle opposé.
Après avoir tendu un cordeau contre le premier élément, l’alignement à l’avant du suivant et sa pente vers le jardin sont vérifiés et ajustés si nécessaire avec de petites cales.
24 h sont indispensables pour que les éléments d’extrémité soient secs.
Les joints sont comblés au mortier et essuyés à l’éponge humide, rincée fréquemment, sinon le mortier risque de laisser des traces sur les faces des appuis de baies.
L’ensemble poteau/poutre est emboîté en haut du poteau d’angle.
Les poteaux et poutre de la façade sont mis en place à blanc pour déterminer les emplacements des ancrages sur les appuis de baies.
L’ossature de la façade est de nouveau présentée.
Emboîtée entre ses équivalents latéraux, la poutre de façade est retenue par des tiges filetées M12.
Elles débouchent dans des mortaises permettant d’insérer écrous et clé.
Les niveaux de l’ossature sont contrôlés à l’arrière et à l’avant, puis ajustés grâce aux écrous.
La verticalité des poteaux est de nouveau contrôlée sur deux faces perpendiculaires.
Des cales biseautées enfoncées contre la maçonnerie permettent de corriger d’éventuels défauts, tout en immobilisant l’ossature.
Pendant que la ferme est soutenue par une grue dans la diagonale de l’ossature, tous les éléments de la charpente sont ajoutés : arbalétriers, contrefiches, chevrons, platelage…
En partie basse, les contre-chevrons se dédoublent en coyaux.
Son débord finit à l’horizontale, soutenu par une série de corbeaux.
L’isolant thermique est placé en double épaisseur entre les contre-chevrons.
La jonction toiture-façade est réalisée par une panne faîtière et des chevrons dans l’alignement des contre-chevrons.
Un platelage en bois traité recouvre l’isolant.
Du mastic aux silicones est appliqué sur les appuis de baies à l’emplacement des dormants et dans les feuillures des poteaux et poutres.
L’horizontalité est contrôlée sur la traverse intermédiaire.
Si besoin, des cales sont ajoutées puis les montants sont bridés avec des serre-joints ou chevillettes.
Des avant-trous sont réalisés tous les 50 cm dans la feuillure des montants pour les visser dans les poteaux, et sous les traverses supérieures pour les visser dans les poutres.
Démontées pour permettre la pose du dormant de la baie latérale, les paumelles de la porte-fenêtre (seule menuiserie s’ouvrant vers l’intérieur) sont maintenant revissées.
Les autres ouvrants sont installés dans la foulée.