De cette ancienne partie d’un corps de ferme, il ne restait que les quatre murs. Un chantier d’envergure que notre lecteur, Jean-Marc Vaillard, a relevé avec succès. Aujourd’hui, cette bâtisse est une habitation confortable et chaleureuse où il fait bon vivre.
Depuis longtemps, Jean-Marc Vaillard rêvait de redonner vie à une vieille bâtisse rustique, en respectant son budget. Ses recherches l’ont mené à une partie de ferme abandonnée en Franche-Comté : « Le bâtiment principal était en très mauvais état, mais une petite maison attenante présentait des murs sains. Le propriétaire m’a convaincu de la visiter, et je l’ai achetée. Mes amis m’ont pris pour un fou ! »
À l’achat : pas d’eau ni d’électricité, sols en terre battue, planchers pourris avec du foin stocké. Il fallait une sacrée dose d’imagination ! Les fermes franc-comtoises offrent une grande emprise au sol ; Jean-Marc a acquis la partie avec remise, aux murs solides.
Première priorité : rendre la maison hors d’eau. Toiture et charpente délabrées ont été refaites avec pannes et chevrons neufs, aidés d’un engin de levage.
Ensuite, agrandissement de la fenêtre vers l’ancien appentis pour future terrasse.
Les consolidations ont été primordiales : « On a rigidifié la structure avec des linteaux et un mur de parpaings contre la façade, coulé en béton. » Le plancher mezzanine assure un contreventement, avec poutres solides.
Solives, lambourdes et plaques d’aggloméré pour le plancher, avec trémie pour l’escalier du salon vers la mezzanine.
Hauteur sous plafond importante au second étage : faux plafond avec chevrons fixés par sabots et équerres, rigidifié par OSB.
Poutres apparentes, pierres jointoyées, carrelage grand format ton pierre. Chauffage : poêle à granulés pour tout le volume.
Le père a conçu trois escaliers : quart tournant, droit, pas japonais. « Le pas japonais optimise l’espace ; on a supprimé la main courante. »
Garage indépendant : terrassement, fondations, dalle, parpaings, jambages.
Blocs coffrage pour linteaux, ferraillage, béton dosé 350 kg/m³.
Charpente : cinq pannes (sablières, intermédiaires, faîtière), couverture tuile grand moule.
Terrasse bois composite entre garage et maison : lames sur clips inox, lambourdes sur plots béton.
Palissage, pergola, treillis.
« Quelques extérieurs à finir, mais je suis fier d’avoir tout refait ! »