Le bouturage, sans aucun doute la technique de multiplication restant la plus à portée de l’amateur, consiste, d’une façon générale, à prélever une partie d’une plante et à la placer dans des conditions favorisant le développement d’un système radiculaire (racines propres à la faire survivre d’abord, se développer ensuite). La grande majorité des plantes peuvent se multiplier par bouturage. Cela reste vrai pour de nombreux rosiers, en particulier pour les rosiers grimpants et pour les rosiers à fleurs simples. À la différence du semis, le bouturage permet presque toujours d’obtenir des fleurs très proches de celles du rosier choisi voire parfaitement conformes. Autre avantage, le sujet obtenu ne drageonne pas, les gourmands ne l’affaiblissent donc pas.
1. La technique du bouturage est extrêmement simple il suffit de prélever, à partir du 15 août et pendant un mois environ, des portions de tiges ayant fleuri, d’une vingtaine de centimètres. Utilisez pour cela un sécateur à lame bien tranchante (désinfectée préalablement avec la flamme d’un briquet par exemple), de façon à obtenir une taille tout à fait franche.
2. Coupez juste au-dessous d’un œil (à partir duquel la racine se développe plus facilement). Une coupe au niveau d’une intersection effectuée avec la lame d’un greffoir permet de prélever un peu de l’écorce de la branche mère et d’obtenir un talon riche en cellules végétales, ce qui favorise l’enracinement.
3. Bien qu’il soit possible de se contenter de planter telles quelles les boutures, il reste préférable d’enduire la partie taillée d’hormones de reprise, produit vendu chez tous les grainetiers.
Le talon coupé en biais offre une surface riche en cellules végétales reproductrices.
La bouture bien préparée peut maintenant être simplement piquée en terre.Enfoncez-la sur 4 à 5 cm de profondeur environ.
Pour favoriser l'enracinement, protégez les boutures avec de simples cloches.
Si vous réalisez une planche entière de boutures, protégez-les avec un châssis, paillé l'hiver.
Une opération de bouturage à grande échelle demande un matériel particulier. Ici, une serre avec dispositif permanent d'aspersion des boutures.
Si vous ne disposez pas d’une serre