Découvrez l'histoire fascinante de la bétonnière depuis son invention en 1873, des origines antiques aux avancées modernes.
Le terme « bétonnière » apparaît en 1873, juste avant la construction des premiers bâtiments en béton en France, comme l'église Saint-Jean-de-Montmartre à Paris. À la même époque émergent le béton armé et le béton vibré.
Dès 1909, Le Corbusier, influencé par son passage au bureau d'Auguste Perret, devient un pionnier de la construction en béton armé.
Les Égyptiens et les Romains utilisaient déjà un mélange de chaux, sable, argile et eau, auxquels les Romains ajoutaient du sable volcanique. Le mot « betun » (signifiant « gravats, boue », puis « mortier ») entre en français au Moyen Âge, vers 1165.
Au XVIIIe et XIXe siècles, les découvertes de John Smeaton (1756) et Joseph Aspdin (1824, invention du ciment Portland) permettent de produire un béton résistant sous l'eau. Le mélange ciment-sable est alors préparé dans des machines équipées de pales en bois, puis en acier, dont la cuve est tournée par des chevaux.
En 1916, l'entrepreneur américain Stephen Stepanian, de l'Ohio, dépose le brevet de la bétonnière motorisée. Il faut attendre les années 1920 pour son homologation et sa production par Arrow Concrete, permettant le transport de grandes quantités de béton liquide vers les chantiers.
Les bétonnières se répandent en Europe dans les années 1930, à l'instigation d'entreprises comme Lafarge. Pour les grands ponts, des modèles verticaux sont développés. Dans le contexte de la reconstruction d'après-guerre, le béton fibré apparaît, tandis que des bétonnières électriques compactes sont utilisées pour couler des dalles.
Pour les grands travaux, les bétonnières intègrent des guides de coffrage, et les progrès en électronique puis en informatique boostent leur efficacité.
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